LA MATRICE EST-ELLE UNE PARTURIENTE?

LA MATRICE EST-ELLE UNE PARTURIENTE ?

Labourons les pages, champs d’investigations, sillons noirs sur fonds blancs…

L’aplomb grave des portiques, érosion différentielle des roches, veines et filons de marbre

Au fur & à mesure, dessinent allègrement sur le ciel leur couronne minérale

L’inertie de leurs crêtes édifie contre l’humance du monde la mouille de la gargouille.

Fondation : Le viatique ébauche un manifeste-programme sur l’erreur assumée…

Epure : L’erreur, genèse de toute pensée, de tout acte…

Vertu : De la pertinence des liens entre une erreur & une autre

La matrice de conception formule architecturalement avec ses constantes et son lot de paramètres variables ; elle est une pensée productrice dans le sens qu’elle transforme une multitude de matériaux du monde qu’elle tisse dans un ensemble cohérent. La matrice de conception est une fonction cybernétique qui a pour limite UN. Elle est le moule qui donne forme. Procédé – Processus : Enchaînement ordonné de faits ou de phénomènes répondant à un certain schéma et aboutissant à un résultat déterminé : marche, développement, déploiement, accouchement.

La matrice donne l’ordre. Elle est l’ordre labyrinthique.

Le projet suit la matrice. La matrice est la vie, elle métamorphose.

Le projet montre la présence qui passe.

La métamorphose est l’ordre de l’espace-temps, elle est cyclique, elle a son rythme.

Elle s’étend dans toute la temporalité de l’éphémère à l’éternel en passant par le sempiternel…

Ce sont les temporalités les plus longues, les plus durables qui constituent le fond sur lequel se dessinent les temporalités les plus brèves. La temporalité spécifique de l’homme est plastique dans sa perception. Toute production de la matrice repose sur l’ordonnance des temporalités. Il ne s’agit pas tant d’être là où il faut, encore faut-il y être à temps…pour avoir lieu. Les choses se lient, se tiennent, se croisent et s’entrecroisent, se tissent.

Au carrefour s’établit le contact, la jonction, le face à face… l’architecture est à la croisée des savoirs ; dans l’ordre de la proximité, elle rassemble et enclos pour maintenir son identité. L’objet architectural ne dit-il rien au-delà de sa genèse ? Il est l’histoire de sa naissance, rapport de l’homme au monde, se mesurant à l’infini.

Les forces et leurs constellations sont les moyens d’actions sur le monde. L’esprit orchestre et oriente le jeu des forces parce qu’il est la plus grande force de l’univers, force alimentée par le désir et gouvernée par un but : La ville, matrice des civilisations. N’allons-nous pas dans nos pensées comme dans les villes ?

Etre et suivre : je suis le chemin ; Attention, dans les parages de la paranoïa, il n’y a plus de garde-fou…J’ai une mégapole dans la tête, tout Nancy, Paris et Londres, Varsovie, Berlin et Washington, virtuellement New York, Beijing, Oulan bator… invisibles.

J’ai une mégalopole dans la tête, toute une ville me hante, ma Babylone à moi, à nous,

qui s’agite et fourmille ; infini chantier de notre tour de Babel, au centre.

Plans de la Babylone : Question de la centralité, unique ou multiple, parce qu’itinérance, phénoménologie du topos.

Les villes s’agglutinent encore en agglomération d’agglos creux.

Elles se décorporent dans le réseau virtuel, cherchent encore l’ultime rituel.

Elles sont UNE les villes, sémaphore de métaphores, proximités complexes, horizons, lieux des métamorphoses : ce sont des tourbillons de génies qui bâtissent les villes…

F.SONTOT

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